Grâce à un but inscrit dans les arrêts de jeu par Mbia, le Stade Rennais a arraché un nul logique à Lyon (1-1) samedi en ouverture de la 33e journée de L1. L'OL croyait filer vers un septième succès de rang à Gerland suite au but inscrit en première période par Cris, mais les Rhodaniens ont péché par suffisance, permettant à Rennes de revenir. Du coup, Bordeaux, qui reçoit Caen dimanche, peut revenir à quatre points.
Ce nul est comme une défaite pour nous". A l'issue d'un match qui a vu Rennes arracher un point dans les arrêts de jeu, Karim Benzema, de retour dans les rangs lyonnais après trois semaines d'absence, résume on ne peut mieux le sentiment qui anime sans doute le vestiaire rhodanien samedi soir. Une semaine après avoir été défait à Marseille (3-1), l'OL subit en effet un nouveau coup d'arrêt, et force est de constater que ce résultat n'est pas illogique, tant les hommes d'Alain Perrin ont semblé se contenter d'une courte victoire 1-0 face à des Rennais qu'on a longtemps crus consentants.
Mais en toute fin de match, les Bretons, grâce notamment à l'entrée en jeu de Pagis, ont semblé prendre conscience qu'il y avait sans doute mieux à faire que de rentrer bredouilles en Bretagne et en poussant un peu plus leurs actions, ils sont parvenus à égaliser grâce à Mbia sur corner. "Une grande équipe ne perd jamais deux fois", fanfaronnait dans les vestiaires Guy Lacombe, le coach des visiteurs, il serait exagéré de dire que Rennes, battu une semaine plus tôt chez lui par Bordeaux (0-2), est une grande équipe, mais sur ce match, l'OL ne l'est pas davantage.
Car après avoir ouvert le score en partie grâce à la fébrilité de Luzi dans les buts bretons, les Rhodaniens n'ont jamais paru à leur affaire et si Benzema a trouvé la barre en seconde période sur un des rares éclairs de cette partie, les sextuples champions de France ont clairement déjoué, incapables de mettre du liant et de la percussion dans un jeu trop stéréotypé. A l'arrivée, Bordeaux, qui reçoit Caen dimanche, a l'occasion de remettre un peu de suspense dans ce Championnat qu'on croyait bouclé quant à l'attribution du titre, une victoire réduisant l'écart entre l'OL et les Girondins à quatre unités. Certes, le calendrier de l'OL devrait a priori lui permettre de s'en sortir sans dommage, mais à deux conditions: retrouver un jeu collectif digne de ce nom et se montrer plus concentré qu'il ne l'a été sur cette fin de match.
Rennes accélère en fin de match
Car après s'être finalement montré peu dangereux pendant 80 minutes, Rennes a appuyé sur l'accélérateur dans les cinq dernières minutes, se créant des occasions par Briand (tir croisé sorti en corner par Coupet), puis par Pagis qui, à la dernière minute, voyait son missile contré par un dos lyonnais. Le corner, tiré par ce même Pagis, atterrissait sur la tête de Mbia au premier poteau, plus rapide que les défenseurs lyonnais.
Auparavant, l'OL, on l'a dit, s'était contenté du minimum, ouvrant le score à la fin du premier quart d'heure sur une phase de jeu similaire: en ne parvenant pas à contrôler un centre de Källström, Luzi offrait un corner à Juninho qui trouvait le crâne victorieux de son compatriote Cris pour le premier but de la saison du défenseur brésilien (16e). Par la suite, c'était davantage la maladresse de Luzi sur des coups de pied arrêtés que le talent de l'OL qui faisait peser le danger sur la défense bretonne, le portier rennais s'interposant tout de même sur un missile de Källström (42e) avant de voir avec soulagement l'essai de Benzema atterrir sur sa barre (55e).
Largement insuffisant pour faire plier cette équipe rennaise, finalement récompensée de son surcroît d'audace de fin de match. Qui sait si ce nul ne va pas relancer le Championnat ?