Rennes revenu d'outre-tombe
Mené d'un but dans les arrêts de jeu, le Stade Rennais est parvenu à arracher la victoire contre Lille (2-1), dimanche, lors de la troisième journée de Ligue 1. Cheyrou puis Sow ont ainsi répondu à Cabaye, qui avait ouvert le score en première période. Les Bretons respirent au classement et enfoncent les Dogues, bons derniers avec un point. De son côté, Auxerre s'est fait surprendre par Nice (1-0).
Plutôt habitués aux places d'honneur ces dernières saisons, Rennes et Lille se retrouvaient, dimanche lors de la troisième journée de Ligue 1, avec un point chacun. Un petit point synonyme de place de lanterne rouge partagée en compagnie de Sochaux et Nantes. Autant dire que le stade de la Route de Lorient était remonté, malgré la minute de silence en hommage aux deux supporters marseillais décédés la veille dans un accident de car. Seule une victoire pouvait le calmer. Les Rennais, sans briller, ont entendu le cri du coeur de leurs supporters en s'imposant sur le fil (2-1).
Avec quatre points au compteur, les hommes de Guy Lacombe respirent déjà un peu mieux au classement. Ce qui n'a pas été une mince affaire car il a fallu attendre les arrêts de jeu pour que la victoire se décide à changer de camp. Avant cela, c'est Lille qui contrôlait, ou du moins pensait contrôler, les débats. Debuchy aurait d'ailleurs pu débloquer la situation très tôt si sa première frappe cadrée n'avait pas été stoppée par Douchez (13e). Sans attaquant de métier - Dumont, Bastos et Obraniak balayant le front offensif tant bien que mal en l'absence de Mirallas, sur le départ -, le club nordiste allait faire le plus dur, croyait-il, en ouvrant le score grâce à Cabaye, d'une frappe rasante des vingt mètres (1-0, 34e).
Cruel scénario pour Lille
Mais cela n'allait pas suffire. Pagis avait donné un premier avertissement en butant sur Malicki puis, dans la foulée, en centrant sur Thomert qui obligeait le gardien lillois à une belle parade (31e). Malicki, comme Douchez du reste, réalisait d'ailleurs un excellent match dans le but des Dogues, écoeurant tour à tour Thomert (74e), Lemoine et Leroy (76e) puis Gyan (86e). C'était oublier Cheyrou. En froid avec son entraîneur, le milieu de terrain égalisait dans le temps additionnel d'une frappe déviée par Emerson (1-1, 90e+1). Le point du nul n'était alors pas volé. Mais Rennes pressait et Sow s'arrachait pour pousser le cuir du tibia (2-1, 90e+4). Cruel scénario pour les hommes de Rudi Garcia, contraints de rester scotchés à la dernière place du championnat, avec un point.
Toute aussi cruelle, la défaite d'Auxerre sur sa pelouse de l'Abbé-Deschamps, contre Nice. Non pas que les Azuréens ont volé la victoire, bien au contraire. Mais ils ont eu ce petit coup de chance qui leur a permis de rentrer aux vestiaires avec un but d'avance. L'oeuvre de Yahia, à la demi-heure de jeu (1-0, 30e). Car si Lejeune n'avait pas manqué son penalty devant Letizi, expédiant sa frappe à gauche du cadre, les hommes de Jean Fernandez seraient certainement revenus après le repos avec de meilleures intentions. Mais le moral dans les chaussettes, ils se sont montrés trop peu inspirés en attaque pour inquiéter une défense niçoise imperméable. Avec trois points, Auxerre n'est pas dans l'urgence. Mais sa qualité de jeu inquiète.