Rennes méritait mieux
Toulousains et Rennais n'ont pu se départager (0-0), dimanche après midi au Stadium, dans un match comptant pour la 4e journée de L1, aucune des deux formations ne parvenant à inscrire le moindre but au terme d'une rencontre assez terne. Les Bretons sont apparus beaucoup plus frais et se sont procurés les meilleures occasions, même si Andre-Pierre Gignac aurait pu donner la victoire aux siens en fin de match.
Et dire qu'une certaine idée de l'esprit olympique avait envahi le Stadium de Toulouse... Les handballeurs Claude Onesta et Christophe Kempé, récents médaillés d'or à Pékin et très attachés à la ville Rose (Onesta y fut joueur puis entraîneur alors que Kempé y évolue depuis 1996, ndlr) donnaient le coup d'envoi de cette rencontre, en espérant que les joueurs haut-garonnais parviendraient à s'inspirer de leur épopée victorieuse. Mais il n'en sera rien, les Toulousains échappant de peu à une défaite qui n'aurait pas été imméritée, même s'ils auraient pu trouver l'ouverture à la fin de chaque période.
En face, les Rennais ont prouvé qu'ils étaient déjà bien en place, proposant un jeu peut-être un peu plus abouti que leurs adversaires du jour, même si la finition n'aura pas été à la hauteur de leurs différentes occasions. Ce match mettait aux prises deux formations affichant, avec quatre points, le même bilan après trois journées (1 victoire, 1 nul, 1 défaite). Et ce sont les Bretons qui rentraient le mieux dans le match et se montraient tout de suite dangereux, Jérôme Leroy était à l'origine de la première occasion de cette rencontre, le natif de Béthune délivrant un caviar dont il a le secret pour le jeune Romain Danzé, qui ne parvenait pas à tromper Cédric Carrasso (7e).
Gignac trouve la barre de Douchez
Les Toulousains tentaient alors de réagir par l'intermédiaire de leur feu follet Alexandre Bonnet, l'ancien Sedanais prenant le meilleur sur le néo-international Rod Fanni, mais André-Pierre Gignac ne parvenait pas à dévier ce centre tendu (10e). Les vingt-deux acteurs semblaient alors atteints d'une léthargie collective, le match tombant dans un faux rythme, marqué par de nombreuses approximations, notamment du côté des Haut-Garonnais, bien peu inspirés en cette fin d'après-midi.
C'est pourtant Moussa Sissoko qui se créait l'une des plus grosses occasions de cette première période, mais le jeune toulousain, du haut de ses 19 ans, venait buter sur un Nicolas Douchez bien inspiré (34e). Les Bretons reprenaient alors le contrôle des opérations et se procuraient deux grosses occasions, par l'intermédiaire de Briand, qui oubliait Leroy et préférait privilégier l'option individuelle (39e), avant que le Guadeloupéen ne voit son tir en retrait contré par Cetto (44e). La pause arrivait à point nommé pour des Toulousains qui n'avaient pourtant pas le temps de respirer et étaient mis sous pression dès le retour des vestiaires, Bocanegra étant tout prêt de tromper Carrasso d'un tir dévié (49e). Gignac sonnait alors la charge mais sa frappe s'envolait dans les tribunes (55e), avant que Mathieu ne teste à son tour un Douchez serein, qui repoussait des deux poings la tentative de l'ex-Sochalien (65e).
Rennes conservait la maîtrise du ballon et Briand faisait admirer toute son abnégation en parcourant de nombreux kilomètres de terrain. La rentrée de Fodé Mansaré donnait un peu plus de percussion au collectif de la Ville Rose, mais c'est Gignac qui se procurait la plus grosse occasion de cette seconde période, l'ancien Lorientais trouvant la barre de Douchez sur un bon centre de Mathieu (78e).
Mais il était écrit que les filets du Stadium ne trembleraient pas ce dimanche, et les derniers instants de la rencontre confirmaient cette impression, les deux équipes se contentant finalement de ce point du match nul, un point qui permet aux deux formations de conserver le même bilan, et comme le veut l'expression consacrée, "Tout le monde est content". A part, peut-être, le public toulousain...